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mercredi 13 mai 2009

Quand Hadopi rime avec hystérie

Encore tout secoué de ce qui était joué d'avance, c'est-à-dire un vote godillot massif de la majorité présidentielle permettant l'adoption de la loi dite Hadopi[1], je me suis réveillé ce matin avec la conviction qu'un peu beaucoup d'activité wikipédienne me redonnerait le cybermoral. Las... je tombai dans ma liste de suivi sur ça. Après mon premier revert de la journée[2], je me disais déjà que celle-ci serait longue et rude pour les patrouilleurs et patrouilleuses. Et la suite m'a donné raison. Je pense que la création d'une catégorie ad hoc pour ficher les députés godillots n'était que le préalable à la création de ce dont Wikipédia a le grand secret : une liste. Intitulée Liste des députés français ayant voté pour le projet de loi Hadopi, elle aurait été composée des liens bleus des députés concernés[3] suivis, comme il se doit en pareil cas, d'un lien externe permettant directement d'envoyer un mail à l'élu.

Comme je le confiais à Ludo sur ma page de discussion en milieu de matinée : Ce qui m'amuse c'est le réflexe conditionné à la limite du raisonnement circulaire des « internautes » : Hadopi = Internet = Wikipédia. Et surtout, croire ou laisser penser que le vote de cette loi représente une sorte de cataclysme...

Je profite d'ailleurs de ce billet pour signaler le très intéressant échange entre trois fines lames de WP à la fin d'une discussion initiée sur le bistro il y a trois jours. Les internautes qui se lancent en ce moment à l'assaut de Wikipédia feraient bien de prendre conscience qu'ils forment une espèce de groupe ésotérique désespérément immature.

Notes

[1] Hadopi pourrait parfaitement être une marque de jouets en bois pour enfant en bas âge.

[2] Enfin pas tout à fait...

[3] Bleu, forcément bleu, puisqu'un député, en plus d'être à l'abri du besoin, est admissible. Si vous ne savez pas ce que cela veut dire, sachez que cela n'a rien à voir avec l'obtention d'un concours.

jeudi 7 mai 2009

800 000 entrées mais combien d'articles ?

La course infantilo-sportivo-encyclopédique[1] à la huit cent millième création wikipédienne illustre à merveille le vieux dicton qui dit qu'on peut voir le verre à moitié plein ou bien à moitié vide. En l'occurrence, le verre reste toujours à moitié vide mais Poulpy (nouvelle provocation ou pas ?) reste inflexible[2] devant quelques récriminations bistrotières : L'obsession actuelle vis-à-vis des AdQ est néfaste à Wikipédia (source). Or s'il y a bien quelque chose dont Wikipédia peut s'enorgueillir c'est de compter désormais des articles tout à fait honorables sur des sujets divers (je rejoins sur ce point le commentaire de Pierrot). Et n'en déplaise à Poulpy, beaucoup de ces articles ont été à juste titre distingués lors des procédures d'obtention des labels de qualité. D'ailleurs je ne perçois aucune obsession en matière d'évaluation et de qualification des articles mais bien plutôt un long et lent travail de contributeurs opiniâtres. L'univers wikipédien est certes en extension mais génère plus de vide que de matière. Mais un vide wikifié... et c'est bien ça le plus important !

Notes

[1] Comme il paraît qu'"encyclopédique" ne veut rien dire per se on peut bien l'accoler à n'importe quel autre terme. C'est un élément neutre en quelque sorte.

[2] Ce qui est un comble pour un poulpe.

vendredi 10 avril 2009

Internet et récréation

Les dernières péripéties de la Loi Hadopi, présentée par ses promoteurs comme anti-piratage, sont amusantes à suivre. Le rejet de ce projet de loi par l'Assemblée nationale déclenche des réactions aussi indignées que creuses chez les partisans du cyberordre. Bien entendu, comme nous sommes en ploutocratie, le gouvernement devrait quand même avoir gain de cause lors d'un second vote. Mais sur quel(s) constat(s) repose concrètement ce projet de loi ? Même si je suis l'affaire de loin, il me semble que jamais aucune étude n'a mis en évidence de corrélation entre la variation de la consommation de produits culturels et celle des échanges gratuits[1] de biens culturels numérisés[2] via les systèmes P2P.

Notes

[1] De fait, et au vu de l'infrastructure déployée, ces échanges ne sont nullement gratuits, ni pour la collectivité, ni pour les particuliers qui s'équipent en matériel et payent un droit d'entrée sous forme d'abonnement auprès d'un FAI.

[2] Plus ou moins disponibles sur le marché...

vendredi 13 février 2009

Enseignant chercheur : du temps pour Wikipédia ?

Loin de moi l'idée de prendre position dans un débat dont pas mal d'éléments m'échappent mais je dois quand même confesser une inclination certaine pour l'existence de professions qui se situent ouvertement dans un autre cadre que celui du temps minuté (pause comprise). Il semble, si j'en crois une contre-attaque qui ne pouvait qu'être publiée dans les colonnes d'un quotidien dans la ligne du parti, qu'une proportion non négligeable d'enseignants du supérieur ne publie pas. Je propose benoîtement un Grenelle du supérieur que ces personnes de qualité s'engagent à participer activement au développement de la plus grande encyclopédie libre au monde[1]. Certes Wikipédia n'a aucun facteur d'impact mais sa diffusion et son utilité ne font guère de doute, au-delà même des frontières de la France.

Notes

[1] Qui aurait bien besoin de renfort.

lundi 19 janvier 2009

Métaphysique de l'amerrissage ou le fait divers dans Wikipédia

Les deux compères Meodudlye et Grimlock ont bouffé du lion et repartent dans d'interminables joutes écrites avec leurs contradicteurs habituels[1]. Cela se passe notamment au bistro. Leur sujet de prédilection : l'actualité. Il faut dire que les petites mains de Wikipédia aiment beaucoup utiliser leur encyclopédie préférée pour raconter par le menu les faits divers à résonance mondiale[2]. Nulle angoisse de la page blanche en ce qui les concerne. Il faut dire que dans le cas du miracle de l'Hudson, les rédacteurs ont l'embarras du choix en matière de sources toutes aisément disponibles, à portée de clic. Il me semble que les discussions théoriques ou métaphysiques sur ce qui a sa place ou pas dans l'encyclopédie en ligne échouent à prendre en compte une dimension essentielle du projet, celle de la facilité avec laquelle on peut ou non arriver rapidement à un article fini[3]. Il faut reconnaître qu'il y a un véritable plaisir à développer un petit article qui saura faire le tour du sujet en quelques parties facilement articulables. Dans le cas du Vol 1549 US Airways, rien ne pose problème. Pas de controverse de neutralité en vue, ni de difficultés de formulation. Rien que du fait et beaucoup de wikification. Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que le résultat a de la gueule et permet à tout un chacun de s'informer de manière complète sur l'événement[4]. Maintenant, il faut reconnaître aussi que ce type de fait divers est plutôt l'exception, et qu'en règle générale l'agitation médiatique est davantage sujette à caution. Et d'ailleurs, dans ces cas-là, les articles de Wikipédia qui en résultent immanquablement ne présentent jamais un état achevé et viennent rejoindre la cohorte des articles morts-vivants.

Notes

[1] Il fut une époque où je participais volontiers à ce genre de débats très contradictoires. Dans mon souvenir, et parmi les joutes les plus marquantes, une histoire de centres commerciaux et d'étape du Tour de France.

[2] Mais parfois simplement nationale ou même locale

[3] Le plaisir dans ce cas étant lié à l'absence d'effort intellectuel : un peu de lecture (de presse) et un peu d'écriture (style basique) permettent de produire du contenu. Je le dis sans mépris aucun : j'ai participé à l'article en question.

[4] Et l'article ne dit ni plus ni moins que ce que toute la presse rapporte actuellement. Inutile donc de faire dans la métaphysique de la boite noire. Ou invoquer le TI.

mardi 13 janvier 2009

Ébauchons l'ébauche

J'ai beaucoup de sympathie pour Arnaudus, un contributeur vétéran au profil relativement atypique puisqu'il n'intervient que rarement dans les articles, préférant réserver ses contributions aux espaces communautaires de Wikipédia. Et ce qu'il y dit est bien souvent d'une grande justesse et d'une grande pertinence. Il y a quelques jours, son intervention dans une discussion bistrotière sur l'utilisation des bandeaux, me fournit l'occasion de dire tout le mal que je pense du bandeau d'ébauche. De nombreux bandeaux ont une utilité indéniable comme le souligne Arnaudus que je cite presque in extenso :

Un bandeau est un signe d'avertissement grave: soit l'article est indigent, soit il est écrit avec les pieds, soit il ne respecte pas les principes fondateurs. À partir de là, il me semble clair que tout article avec bandeau n'est pas un article encyclopédique. En d'autres termes, comme il ne correspond pas à nos standards de qualité (pourtant hum, pas très élevés), on le garde en ligne pour information, mais ce n'est pas un article destiné à être lu (au moins pas comme un article encyclopédique). Du coup, que les bandeaux soient moches et gënent je-ne-sais-quoi, je vais dire, on s'en fout. J'irais même plus loin: si les bandeaux dissuadent le lecteur, tant mieux. Si les bandeaux vous gênent, faites le nécessaire pour les faire partir! Mais je ne vois pas l'intérêt d'essayer d'atténuer l'impact visuel des bandeaux puisque c'est exatement leur raison d'être.

Néanmoins, le bandeau d'ébauche est une insulte faite à l'intelligence du lecteur. Ce dernier est encore capable de juger seul de ce qu'il a sous les yeux, belle synthèse ou bref survol du sujet annoncé. En plus d'être laid et intrusif, le bandeau d'ébauche participe de cette paresse toute wikipédienne qui consiste à wikifier sans réfléchir (et gonfler son edicount à peu de frais[1]). Ce maudit bandeau d'ébauche fleurit en particulier sur les trop fameuses "biographies" qui sont comme la mauvaise herbe de Wikipédia, impossibles à éliminer et toujours à (re)pousser[2]. Or la plupart du temps, il n'y a rien à développer. J'insiste là-dessus car, comme on le constate aussi dans les propositions aux labels de qualité, l'inflation du contenu va bon train au détriment de l'esprit (et l'effort) de synthèse qui devrait toujours primer[3]. Il est évidemment bien plus facile de dire peu mais bien que trop et mal. Cela d'ailleurs vaut aussi pour les plans soi-disant détaillés qui souvent cachent mal la misère du développement et de la réflexion qui doit le soutenir. Pseudo ébauches et plans à tiroirs : même faillite des articles.

Notes

[1] Il semble d'ailleurs qu'une version remaniée du mythe des "douze travaux" soit en circulation sous la forme des "treize travaux", si vous voyez ce que je veux dire...

[2] Un exemple récent.

[3] C'est d'ailleurs un des effets de bord du critère d'exhaustivité utilisé dans l'appréciation des articles proposés aux labels de qualité. Cela débouche sur la transformation des articles en monographie et, dans les cas qui s'y prêtent, à une dérive narrative (au détriment de l'analyse).

lundi 5 janvier 2009

Psychoto et Psychoton sont dans un bateau

C'est un plaisir toujours renouvelé de lire, après un break de quelques jours, les derniers posts du bulletin des administrateurs. Cette conversation a particulièrement retenu mon attention, et pas seulement parce que deux ténors du barreau s'y livrent à une joute verbale réjouissante[1]. Se pose la question hélas récurrente des petits malins qui s'amusent à créer autant de compte qu'ils ont de minutes de temps libre dans un emploi du temps consacré presque exclusivement à dissoudre virtuellement ce qui leur tient lieu de personnalité dans une activité rédactionnelle souvent néfaste mais parfois positive. Et c'est là que le bât blesse l'âne encyclopédique. Pour ne prendre qu'un exemple, l'administrateur Moyg est actuellement occupé activement à chasser les faux-nez d'un curieux contributeur que je ne désignerai ici que par l'initiale W. Le problème posé par cette chasse est qu'elle est du genre identifier et détruire. Or débusquer les faux-nez est une chose, revenir systématiquement sur leurs contributions en est une autre. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de dire à Moyg ce que je pensais d'une telle course poursuite dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est perdue d'avance. Bref, il serait utile de se demander pourquoi procéder ainsi quand notre (seul et noble) but est de proposer du contenu de qualité. Les fâcheux et pénibles qu'évoque très souvent Hégésippe Cormier ne sont peut-être pas toujours ceux que l'on croie. Et quand ils ne sont pas fâcheux, il est particulièrement troublant de les considérer comme pénibles.

Notes

[1] J'admire, et je le dis sans forfanterie aucune, l'art avec lequel Hégésippe Cormier utilise les possibilités typographiques de MediaWiki dans des interventions toujours tirées au cordeau. J'apprécie évidemment autant le détournement qu'en fait le facétieux canidé (ainsi que ce qu'on pourrait appeler le caractère facile de ce dernier qui lui permet d'admettre sans coup férir qu'il a pu se tromper).

mardi 23 décembre 2008

Le barbecue éternel

Du côté du nouveau périodique Books[1] les braises de leur WikiGrill ne risquent pas de s'éteindre. Pour ceux qui n'auraient pas suivi cette affaire, le concept n'est pas de dire du mal de Wikipédia en général[2] mais d'un article en particulier. Et le projet en français avec ses plus de sept cent quarante mille entrées[3] offre à ce nouveau concept un avenir radieux. Il n'y à qu'à se pencher comme dirait le cueilleur de champignons en son coin préféré...

Jusqu'à présent cinq articles ont été cuisinés par autant d'universitaires. Avec ce bref recul, Poulpy, qui est le seul contributeur à bon sens intégral, formule une remarque qui mérite de retenir toute notre attention. Pour paraphraser le poulpe, si le but de l'exercice est de confirmer qu'un article nul est nul, quel est l'intérêt de la critique de ces éminents savants invités par la rédaction de Books à faire part de leurs lumières ? La réponse est dans la question. C'est d'autant plus dommage que les personnes invitées à lire les articles ont, pour la majorité d'entre eux, rendu une copie fouillée suggérant parfois, y compris avec force sarcasmes, des pistes d'amélioration. Je pense que Serein a le nez creux lorsqu'elle perçoit dans ce WikiGrill un dispositif fondamentalement biaisé en faveur de l'expression ad nauseam d'une vision négative de l'encyclopédie en ligne écrite par n'importe qui et donc qui raconte n'importe quoi n'importe comment.

Pour ma part je considère qu'une proportion très importante des entrées de Wikipédia ne raconte rien du tout pour la simple et bonne raison qu'elle ne représente qu'un empilement d'informations plus ou moins exactes (et plus ou moins pertinentes)[4]. Néanmoins, il existe au milieu de ce fatras paradoxalement plutôt bien organisé (liens internes, catégories, palettes de navigation à gogo[5]), de véritables perles dont certaines ont été distinguées par des labels de qualité. C'est bien entendu sur ce genre d'articles, qui représentent parfois la seule source d'information de tout l'Internet sur un sujet donné[6], qu'une critique exigeante devrait en priorité s'exercer tant il est vrai qu'avec Wikipédia, ce n'est pas le résultat global qui compte, mais les réussites marginales. Bref, tout le contraire d'un barbecue qui, lui, est toujours réussi.

Notes

[1] Books ressemble beaucoup par sa maquette et son principe éditorial, des traductions d'articles déjà publiés, à Courrier international.

[2] Voir à ce sujet un billet vigoureux de David Monniaux.

[3] Et pas article, je tiens à cette distinction. Une liste n'est pas un article. Je sais, je suis psychorigide.

[4] Ce qui apparemment rend déjà un immense service aux internautes comme en témoigne le succès de Wikipédia.

[5] Expression à double sens.

[6] Je pense à un article comme Mines du Laurion par exemple.

2009 : une année placée sous le signe de la maturité ?

Pierrot formule trois souhaits concernant le fonctionnement de Wikipédia pour la nouvelle année qui s'annonce. Il se focalise dans ses deux premiers voeux sur le comité d'arbitrage et les élections des administrateurs. Voilà deux sujets qui ne me parlent pas beaucoup[1]. En revanche son dernier voeu, que les poids des avis (entre experts ou pas) sur tels ou tels sujets soient un peu mieux pris en compte, retient davantage mon attention. Pour que ce voeu se réalise, il faudrait déjà que de nombreux experts rejoignent les rangs des Wikipédiens au long cours. Je souhaite donc pour 2009 que de nombreux contributeurs adultes, sereins, de bonne composition mais pugnaces, rejoignent le projet.

Notes

[1] Non que je ne me sente pas concerné au premier chef au moins par le premier d'entre eux... mais chaque billet en son temps !

dimanche 21 décembre 2008

Démiurge marginal

Signature_julien_gracq.png La revue 303 a consacré fin 2006 un numéro à Julien Gracq. Très richement illustré, il propose notamment le fac-similé du manuscrit d'un texte inédit de l'écrivain intitulé Réflexions d'un lanceur octogénaire. Lanceur de quoi ? Mais de boomerang ! Voilà comment se clôt ce texte[1], dans le plus pur style gracquien :

La courbe que décrit modestement le boomerang est l'ellipse, c'est-à-dire le chemin que suivent les planètes. Ainsi, démiurges marginaux, nous autres lanceurs de missiles cornus, nous nous organisons des loisirs plus pacifiants que les autres, puisqu'ils sont modestement concertants avec la marche du cosmos.

Notes

[1] Revue 303, n° 93, novembre 2006, p. 225.

vendredi 19 décembre 2008

Un peu de poésie intergalactique

Je vous propose un plaisant poème intercepté fin octobre sur Wikipédia.

Poème intergalactique

Nos jeunes ont du talent.

jeudi 18 décembre 2008

L'actualité jusque dans les chiottes

Le contributeur Grimlock que j'apprécie[1], après de longs mois d'absence, est toujours aussi remonté contre le traitement de l'actualité au sein de Wikipédia. J'en veux pour preuve cette demande de SI qui a occasionné un pas de deux du côté des admins qui se sont chargés de répondre à cette requête. Grimlock souhaitait donc terrasser, wikipédiquement parlant, le terrible Front révolutionnaire afghan qui a quelque peu perturbé les achats de fin d'année de nombreux parisiens et provinciaux venus promener leurs porte-monnaie du côté du boulevard Haussmann.

Voyant passer cette création d'un certain Bloomito dans le flot des modifications récentes, je n'ai pas pu m'empêcher de reprendre une rédaction qui faisait dans le sensationnel en évoquant une "attaque terroriste". J'ai donc opté pour une formulation ne laissant pas de doute sur la nature de ce nouveau (et terrible, forcément terrible) groupe terroriste : "Le Front Révolutionnaire Afghan est le nom qui a été utilisé pour revendiquer [...]".

Bref, il y a longtemps que j'ai laissé tombé une lutte perdue d'avance contre l'utilisation de Wikipédia comme média de news, et j'ai fini par rejoindre l'avis de GL sur cette question[2]. Puisqu'on ne peut pas empêcher cette manière d'aborder le projet, l'important est de veiller à la qualité de la rédaction de ces pages créées comme par écho de la caisse de résonance médiatique.

Et parfois, l'improbable se produit. Une autre page consacrée à un "attentat", qui n'a quant à lui eu aucun impact commercial, va finir, vraisemblablement, dans les oubliettes de Wikipédia.

Nota bene : Je remercie les lecteurs de bonne volonté qui ont osé passer outre le titre racoleur de ce premier billet consacré à Wikipédia sur ce blog flambant neuf.

Notes

[1] et pas seulement parce qu'il avait été le premier à voter pour ma pomme lors de mon élection à l'adminship. Souvenir, souvenir...

[2] Maintes et maintes fois ces deux-là, GL et Grimlock, se sont pris le chou sur cette question-là.

mardi 16 décembre 2008

La Chine éternelle

La Chine possède en abondance tout ce qui est nécessaire à la vie humaine, et s'il existe au monde un royaume qui n'ait pas besoin des autres, c'est bien elle. Bien plutôt, c'est d'elle que sortent quantités de marchandises.

Ainsi s'exprimait, peu après 1625, le Jésuite espagnol Adriano de las Cortes, gardé prisonnier de longs mois par les Chinois de la province de Guangdong après un naufrage, au début du chapitre XIX de la relation qu'il fit de son aventure[1] . Ce texte, magnifiquement édité en 2001 par les éditions Chandeigne, recèle encore bien d'autres perles. Pascale Girard, qui a conduit cette première édition française, souligne qu'il s'agit d'un véritable récit anthropologique avant l'heure.

Notes

[1] Le Voyage en Chine d'Adriano de las Cortes, Chandeigne, 2001, p. 225

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Lecture_Canard.jpg Dans Le Canard enchaîné du 10 décembre 2008, Jean-Luc Porquet consacre son indispensable rubrique Plouf ! à la relance d'un projet avorté au début des années 2000, j'ai nommé le livre électronique. Il a raison de souligner combien ce nouvel outil ne peut convaincre que les marketeurs et autres commerciaux qui vont se démener pour le refourguer. Mais à qui ? Voilà une question qui n'a pas encore de réponse tant ceux qui lisent n'ont que faire d'une pareille prothèse comme me le faisait remarquer récemment un ami.

Je laisse la parole au facétieux Jean-Luc Porquet qui remarque in fine que l'ebook qu'on poura laisser tomber dans la baignoire puis faire sécher sur une corde à linge n'est pas pour demain :

Soyez sûrs qu'un de ces jours on finira par inventer un livre électronique qu'on pourra laisser tomber par terre sans qu'il sa casse. Et même, c'est fou, un engin écolo dont la batterie fonctionnera grâce à la seule énergie solaire ! Plus besoin de chercher une prise de courant pour le recharger. Un truc de ouf, non ?

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